Biographie · Autrice, conférencière
Pascale Léger
Depuis mon plus jeune âge, je suis en quête de sens et de transcendance. C’est ce qui m’a amenée à cheminer sur de multiples voies et à explorer profondément différentes traditions spirituelles qui nous conduisent toutes, chacune selon ses propres valeurs, à notre Source originelle.

Passeuse entre traditions.
Professeure de lettres classiques, formatrice en yoga et en ayurveda, autrice de quatre livres.
Qui est Pascale Léger ?
Une double vocation
I
Des lettres classiques au yoga
Dès l’adolescence, j’ai eu envie de découvrir les civilisations qui nous ont précédés et nourrissent encore notre vie actuelle. Cela m’a conduite à devenir professeur de Lettres classiques (français, latin et grec) tout en étant responsable des activités culturelles du collège/lycée ainsi que des voyages d’éveil à différentes cultures.
Parallèlement, j’ai été formatrice pendant près de quarante ans au centre Tapovan en yoga et en ayurveda (principes millénaires de santé, massages, diététique, art de vivre, etc…) et j’ai accompagné des voyages spirituels, essentiellement en Inde.
II
Des passeurs et des maîtres
Tout au long de ce parcours, je me suis éloignée d’un certain christianisme dogmatique pour aller vers des voies que je ressentais plus ouvertes : l’hindouisme, le bouddhisme tibétain, le soufisme, le judaïsme. Deux rencontres fondamentales : avec Kiran Vyas, directeur du centre Tapovan, pour les spiritualités de l’Inde et avec Jean Yves Leloup qui m’a ramenée à un christianisme des origines ouvert à toutes les autres voies spirituelles. Cette ouverture m’a permis de reprendre une lecture plus approfondie de la Bible. J’en ai redécouvert l’immense richesse car elle me paraît aujourd’hui contenir tout ce qui me touche dans les autres grandes traditions.
M’ont nourrie aussi les voies explorées par Mircea Eliade, (historien des religions et de leurs résonances entre elles), René Guénon (qui revient à l’origine commune des spiritualités, notamment à travers la gnose), Marc Alain Ouaknin (qui explore les trésors de la tradition juive), Annick de Souzenelle (pour sa reliance entre judaïsme et christianisme) et le poète Rumi qui m’a magnifiquement ouvert au soufisme.
Depuis toujours, je suis une dévoreuse de livres et d’autres écrivains ont fécondé mon parcours : Marie Madeleine Davy pour le christianisme médiéval, Pir Vilayat Khan pour son soufisme si accueillant, Proust et Balzac qui me permettent de m’immerger dans les méandres de la psyché humaine… sans parler de tous les auteurs qui parlent des extases et des nuits noires de l’âme tels Rilke ou Baudelaire.
Vers l’écriture
Un retour aux sources, quatre livres
III
À 55 ans, le tournant
A 55 ans, bien avant l’âge de la retraite, j’ai mis fin à ma carrière d’enseignante pour pouvoir mieux m’imprégner des voies spirituelles de l’Inde et des sagesses bouddhistes de l’Asie du sud-est (Cambodge, Thaïlande, Vietnam, Birmanie). A la suite de ces voyages il m’a paru évident d’essayer d’appliquer leurs valeurs dans ma vie quotidienne ainsi que de les transmettre. C’est ainsi que je suis devenue enseignante de yoga et d’ayurveda et conférencière sur de multiples sujets liés à ces sagesses.
Dans cette nouvelle partie de ma vie, la fréquentation régulière de Jean Yves Leloup et de Monseigneur Martin au monastère orthodoxe de Saint Michel du Var m’ont ramenée à mes sources chrétiennes et notamment à la figure controversée et trop peu connue de Marie Madeleine. Cela a donné naissance à l’écriture de quatre livres s’inscrivant dans cette tradition chrétienne :

Marie Madeleine

Saint Joseph, le bien caché

Jean le Baptiste, le passeur de lumière

Les voies de l’amour
Une recherche autour de Marie Madeleine
Rendre justice aux figures méconnues
IV
Sur les pas de Marie Madeleine, en Provence
Étant maintenant à l’âge de la transmission, il est essentiel pour moi d’offrir, en particulier aux générations plus jeunes, les fruits de mon travail et de mon parcours de vie à travers des conférences, des ateliers, des stages et des voyages guidés.
Depuis quelques années et parallèlement à l’écriture de mes livres, j’ai été appelée à marcher sur les traces de Marie Madeleine en Provence depuis les Saintes Maries de la mer jusqu’à Saint Maximin en passant bien sûr par la Sainte Baume. A cette occasion, j’ai rencontré deux associations clé auxquelles je collabore pour mieux faire connaître Marie Madeleine et sa vie en France au premier siècle : Les chemins des saintes et des saints de Provence et l’association de la Via Magdala.

V
Après Marie Madeleine, Jean Baptiste et Joseph
Après Marie Madeleine la mal comprise, j’ai été conduite vers Jean Baptiste et Joseph, personnages peu mis en avant au sein du christianisme ou figés dans des images d’Épinal. Il me semble important de leur rendre justice. Dans le cas de Marie Madeleine, je veux témoigner de sa proximité avec le Christ, elle qui l’accompagne jusqu’à la croix, est le premier témoin de la Résurrection et incarne une présence féminine essentielle à ses côtés.
Jean Baptiste, pionnier trop ignoré, sauf par des artistes inspirés… par sa mort tragique ! Dans son époque troublée par des sectes rivales croyant chacune détenir la vérité, il crie seul dans le désert pour éveiller les consciences et les préparer à la venue du Christ.
Joseph, réduit à sa fonction de charpentier silencieux enseignant la menuiserie à son fils, est en fait celui qui lui transmet la tradition de ses pères et se révèle ainsi un maillon essentiel puisqu’il fait le pont entre le judaïsme et le christianisme.
VI
Des amis de Jésus à Melchisédech
Quant à mon dernier livre sur les amis de Jésus en Provence, j’ai eu envie de donner à chacun sa voix, qu’il s’agisse de Marthe, de Lazare, de Sara, de Marie Jacobé, de Marie Salomé et des autres, tous chassés de Palestine et mis de force sur un fragile esquif. Tels des émigrés ayant survécu à la redoutable traversée de la Méditerranée, ils débarquent aux Saintes Maries de la mer quelques années après la crucifixion/résurrection du Christ, ayant tout perdu sauf la foi. Je fais ainsi revivre leurs différents cheminements, chacun habité par la présence du Christ et la passion d’en témoigner malgré les obstacles inouïs rencontrés. Je fais aussi revivre la Provence de l’époque avec sa vie quotidienne, ses fragrances, ses cultures, ses plantes médicinales, ses arbres devenus millénaires. Je redonne leur voix également aux plus petits d’entre eux, simple boulanger ou pécheur de la région.
Je mène depuis plusieurs années une recherche sur Melchisédech, figure elle aussi très méconnue de la Bible (roi juste et prêtre qui aurait partagé le pain et le vin avec Abraham… figure annonciatrice du Christ ?)

L’art et la vérité
Débusquer ce qui est caché
VII
L’iconographie, une passion d’enfance
Pour étayer livres et conférences, je m’appuie sur une iconographie abondante, ayant moi-même, depuis ma plus tendre enfance, parcouru expositions et musées auprès d’un père grand amateur d’art. Cette initiation si précoce m’a permis un accès unique à la beauté et, malgré leur inscription dans l’esprit d’une époque, à la portée universelle des œuvres d’art.
VIII
Une quête de vérité, sans polémique
Une quête de vérité et d’intégrité m’appelle à débusquer à ce qui est caché, volontairement minimisé ou détourné de sa source. Cela me pousse aussi à aller au-delà des dogmes établis, sans désir de polémique, mais en apportant des éléments étayés par mes connaissances, mes multiples expériences de vie et mes ressentis personnels. Cette quête m’amène aussi dans ma relation à l’autre à développer des liens authentiques toujours soucieux de bienveillance et de clarté.
Au présent
Un monde moins fragmenté
IX
Transmettre avec les outils d’aujourd’hui
Actuellement, je m’initie aux outils les plus récents qu’utilisent si facilement les jeunes générations pour communiquer ce qui me tient le plus à cœur : la valeur universelle des spiritualités authentiques non coupées de la Source, les passerelles entre elles qui permettent la tolérance à une époque qui les dresse les unes contre les autres. Cette tolérance, je la trouve dans mon enracinement chrétien tout en continuant à me nourrir en permanence des autres spiritualités qui, en constante évolution, m’apportent de nouveaux éclairages sur mon engagement.
X
Le corps et la danse de l’être
Avec le recul de l’âge, je réalise aujourd’hui que le rapport au corps m’a toujours habitée et pas seulement à travers ma pratique quotidienne du yoga depuis cinquante ans. Je m’engage actuellement vers une formation de danse longue durée inspirée d’Isadora Duncan et des archétypes du féminin sacré (déesses égyptiennes et grecques, grandes figures féminines du christianisme entre autres). Cette « danse de l’être » enseignée par Fabienne Courmont permet aussi de libérer des nœuds émotionnels et des souffrances enfouis depuis trop longtemps. Cette formation me ramène plutôt en Europe et autour du bassin méditerranéen, réorientant ainsi mes voyages et mes sources d’inspiration.
Actuellement, j’aimerais que ma transmission intègre toutes les couches du corps humain (physique, émotionnel, psychique et spirituel) et contribue modestement à ce que notre être ainsi réunifié puisse participer à un monde moins fragmenté, plus accueillant et tolérant.

Conférences, rencontres, échanges
Je propose des conférences, stages et voyages guidés
Autour de Marie Madeleine, des figures du christianisme des origines et des ponts entre traditions.


